Questions d’entrepreneur

Comment communiquer sur mon activité freelance sans dépenser un euro ?

Si le bouche-à-oreille est souvent le secret d’un carnet de commandes bien rempli, les freelances peinent parfois à décrocher leurs premières missions. Vidéaste indépendant et formateur vidéo, Sébastien Lardon conseille aux débutants de mettre en place une véritable stratégie de communication sur les réseaux sociaux. Une approche gratuite... mais payante !

La décision date d’il y a un an et demi, et elle a changé l’horizon professionnel de Sébastien Lardon. Si ce créatif quarantenaire était déjà présent sur les réseaux sociaux, il avait tendance à s’éparpiller. Il décide alors d’aborder ces nouveaux outils de façon plus stratégique. “J’ai décidé de continuer d’utiliser ces réseaux, mais uniquement dans une optique professionnelle, explique-t-il. Je m’astreins donc à poster régulièrement des posts à propos de mon activité. Il ne s’agit pas seulement de parler de moi. J’aborde aussi des points d’actualité en rapport avec mon secteur. Je me tiens à cette stratégie pour ne pas tout mélanger”. Et ça marche ! Ceux qui le suivent sur LinkedIn ou Instagram l’identifient alors davantage comme un expert de son domaine. Encouragé par les bons retours de ses contacts, il se met également à poster des contenus sur YouTube ̶ essentiellement des tutos pour apprendre à filmer ̶ afin notamment d’optimiser son référencement sur les mots-clés en lien avec la vidéo. “Rappelons que YouTube appartient à Google”, justifie-t-il.

Les réseaux sociaux, un sport d’endurance

Pour le résumer simplement, la stratégie de Sébastien Lardon est celle des vases communicants. Grâce à ses posts sur Linkedin et sur YouTube, le vidéaste élargit progressivement son audience. Au fil du temps, ces nouveaux contacts privilégiés sont susceptibles de devenir de nouveaux clients pour ses prestations audiovisuelles B to B ou ses formations. Récent exemple en date : l’une de ses vidéos a généré pas moins de 400 abonnements à sa newsletter ! Bien entendu, tous ces abonnés ne se transformeront pas immédiatement en clients, mais le vidéaste mise sur le long terme. “Les réseaux sociaux sont un sport d’endurance. L’objectif, c’est vraiment de créer une communauté d’abonnés sur laquelle je vais pouvoir m’appuyer”. Une sorte de réinterprétation moderne du bouche-à-oreille en quelque sorte.